DEVICE – tome 1 achevé

Device roman
Tome 1 de Device achevé ! Un autre projet qui grandi peu à peu. Device sera divisé en 3 tomes assez courts. Et si le premier  part en correction, je débute la rédaction du deuxième.
Un roman pour les amateurs de montre à gousset, d’alchimie, de voleur de bijoux et d’illusionnisme ! (Et les fans de Doctor Who, car oui… Device à des airs de seigneur du temps.)

Je vous donne un rapide résumé de 4ème, et pour les plus courageux, je propose la lecture du prologue. 🙂

« Bienvenue dans un monde où les magiciens côtoient les mortels. Un monde de pouvoirs et de tension ! Alchimiste, Illusionniste, Psychiste, Sorcier, Druide… Choisissez votre camp !

Lola, magicienne membre de l’unité spéciale de police, est envoyée pour infiltrer l’équipe du célèbre Voleur aux Rubis : Roy Device. Elle découvre alors le tempérament excentrique de cet illusionniste de talent et les mystères qui l’entourent, lui et sa fameuse montre à gousset.

Mais, dans la peau de son personnage, Lola découvre un monde que jusqu’ici elle méprisait, un monde plein de couleurs et d’action : celui de la pègre magique. »


Prologue
device

Le lampadaire envoyait ses rayons lécher la carrosserie racée de la Holden Commodore. Assis à la place conducteur, Liam laissait ses doigts pianoter nerveusement sur le volant.
Leur couverture était infaillible. Qui imaginerait un seul instant qu’un flic se trouvait à l’intérieur d’un tel véhicule ? Surtout ici, à Melbourne. On les voyait plus souvent tourner en vieille Toyota rouillée qu’en General Motors flambant neuve. La ville avait, depuis des années, resserré les budgets des forces de l’ordre.
Au bout de la petite ruelle, on apercevait les pierres blanches composant la façade Est de la banque. De solides barreaux protégeaient ses fenêtres en verre renforcé. Des dispositifs de sécurité parsemaient les jardins extérieurs et les systèmes les plus évolués prévenaient de toutes intrusions. Une bonne dizaine de voitures banalisées encadraient également le périmètre et pourtant, Liam n’arrivait pas à rester serein.
La portière passager s’ouvrit. Riley apparut. Il tira un coup sec pour refermer sa braguette avant de s’engouffrer à l’intérieur de l’habitacle.
— C’est vraiment mort dans le coin, constata-t-il en reprenant son sandwich abandonné dans la boite à gant. Y a pas un chat.
Liam observa son collègue engloutir son jambon-beurre, se faisant la réflexion qu’il aurait pu prendre la peine de se désinfecter les mains avant de manger. Mais Riley n’avait jamais brillé ni par sa finesse, ni par son sens de l’hygiène. Quelques miettes et un résidu de charcuterie se coincèrent dans sa barbe blonde.
— Quoi ? s’étonna l’autre en apercevant sa grimace dégoutée.
Liam secoua vaguement la tête pour toute réponse. Ses muscles, crispés par l’appréhension, devenaient douloureux.
— Détend-toi, lui conseilla son coéquipier pour la énième fois de la soirée. On a l’impression qu’on t’emmène à l’abattoir.
— Ca me gonfle d’être coincé là, marmonna Liam en fixant à nouveau le bâtiment au loin. Je devrais être au stade à encourager les Victory, au lieu de planquer ici, avec toi.
— Arrête de râler. Au pire, mets la radio si tu veux suivre le match…
— On bosse, là. Je veux pouvoir entendre si quelque chose de bizarre se produit.
— Tu veux qu’il se passe quoi, au juste ? rétorqua le barbu en attrapant une canette de soda et en l’ouvrant. Y a trente gars qui surveillent cette banque. Si le type est aussi malin qu’il y paraît, il laissera tomber l’affaire et en ira braquer une autre.
— Il s’en fout du nombre de flics, andouille. C’est un magicien. Cinquante ans qu’on lui court après. Il a déjà dû contourner des systèmes de sécurité bien plus tordus que celui-là…
Un grésillement retentit, la lumière du lampadaire vacilla légèrement. Soudainement atteints de mutisme, les policiers observèrent avec inquiétude ce phénomène qui faisait osciller la luminosité dans la ruelle. Après quelques clignotements réguliers, l’ampoule finit par retrouver son intensité d’origine et tous deux se détendirent. Le calme revint. Dans un soupir, Riley se laissa retomber contre le dossier de son siège. Il avait beau parler, il semblait tout aussi nerveux que son collègue.
— Moi, enchaina-t-il comme si de rien ne s’était passé, ce qui m’emmerde, c’est que ça devrait être à la police des magiciens de se charger de ça. Sérieusement ! Voir à la FPNU*. Il n’est même pas australien ce « Device ». S’ils voulaient vraiment le coincer, ils auraient envoyé des anti-mages et tout le pataquès.
Liam se gratta la joue. Il était bien d’accord avec ce constat mais les Nations Unies ne dépêchaient pas la FPNU pour se charger d’un vulgaire voleur de bijoux. Ils avaient encore d’autres chats à fouetter, la situation en Amérique ne cessait de dégénérer.
— Tu veux un Pepsy ? demanda son associé en tendant une canette.
Liam repoussa le bras de son collège avec précaution.
— Je ne veux rien qui vienne de toi. Pas avant que tu te sois lavé les mains.
Cette dernière phrase jeta un froid. Une tension régnait entre les deux amis depuis près d’une semaine, sans doute dû aux échanges houleux du week-end précédent. Riley buvait trop, et lorsqu’il en abusait, il devenait carrément insupportable.
Le silence pesa lourdement dans l’habitacle de la Commodore. Liam se sentit un peu nauséeux, sans vraiment savoir pourquoi. Une légère aigreur à l’estomac accompagnée de vertige. Sans doute la fatigue. La semaine avait été longue. Riley s’agita à côté de lui, posa son soda sur l’accoudoir et pointa le lampadaire d’un doigt.
— Tu as vu ça ? s’étonna-t-il.
Avant même que Liam ne lui réponde, le barbu s’extirpa de la voiture pour s’approcher lentement de la source lumineuse. Sans bouger de son siège, Liam plissa les yeux. Oui. Quelque chose n’allait pas. Le verre entourant l’ampoule et tout le haut du pilonne lui parurent étrangement… flous. Une bourrasque se leva, les contours du lampadaire se déformèrent, se fripèrent, comme de la fumée chahutée par le vent. Un filet de particules se détacha de l’objet avant de s’évaporer.
Qu’est-ce que… Liam se pencha légèrement sur le volant, scrutant l’étrange phénomène avec une angoisse grandissante. Un frisson remonta le long de son dos.
Un hurlement résonna, lui causant un sursaut spectaculaire. Son genou frappa durement contre le boitier de vitesse et un cri de douleur lui échappa. Au milieu de la ruelle, Riley fut happé par le sol. Littéralement. Son corps disparut, s’enfonçant dans le goudron comme s’il s’agissait de sables mouvants. Le noir de la route se plissa alors que sa silhouette fut avalée, de petites vagues remontèrent en direction de la voiture avant de se stopper à quelques mètres des roues.
Liam sortit à son tour, maladroitement, hésitant. Il s’avança en attrapant son arme à deux mains. Mais cela servait-il réellement à quelque chose ? Cette histoire transpirait la magie. Que pouvait faire une vulgaire arme à feu face à une force inexpliquée ?
— Riley ?
Sa botte s’arrêta à quelques centimètres de l’endroit où avait disparu son collègue, les vagues noires et grumeleuses vinrent lécher ses semelles. Un geyser obscur, puis une tête apparut dans un cri étranglé. Riley émergea d’un coup, agitant les bras et envoyant des éclaboussures sombres en tous sens. Liam observa avec surprise les gouttes perler sur son avant-bras. Il en écrasa une du bout de son doigt.
— De l’eau ? bredouilla-t-il
L’illusion s’effondra. Elle s’écroula sur elle-même comme les fondations d’une cité fantasmagorique, se désagrégeant en un nuage de particules colorées emportées par le vent. Le rideau s’ouvrit, la toile fictive se déchira. La ruelle disparut. Les murs de pierres, les grilles des maisons, les éclats des téléviseurs par-delà les fenêtres, le calme ambiant… Tout fut balayé, remplacé par un paysage bien différent.
D’un coup de brasse, Riley s’accrocha à la plateforme. Il poussa un juron avant que son collègue ne l’aide à remonter. L’infortuné extirpé des eaux, Liam se redressa lentement puis tourna sur lui-même, effaré. La Commodore trônait au centre d’une petite plateforme métallique de quelques centimètres d’épaisseur, flottant en plein milieu du Yarra. On les avait téléportés à leur insu… Oui, mais depuis combien de temps ? Le son revint lourdement percuter les tympans des policiers. Des cris et une alarme remplacèrent l’illusion du silence dont ils avaient été victimes. Autour d’eux, une trentaine d’autres voitures dérivaient sur le fleuve. Des agents, encore sous l’emprise de la magie, tombaient en sortant de leur véhicule. D’autres, encore, hurlaient alors que la plaque supportant leur berline penchait dangereusement.
Un hélicoptère les survola, envoyant le faisceau d’un projecteur balayer l’étendue du désastre. La scène, vue d’en haut, prenait des apparences d’apocalypse : une nuée de carcasses métalliques menaçant de sombrer à tout instant, des appels au secours, le son languissant d’une alerte… Au loin, sur la berge, s’élevait la haute silhouette de la banque. Le cri strident de l’alarme provenait de l’intérieur du bâtiment, des lumières rougeoyantes s’extirpaient des fenêtres.
Le voleur aux Rubis avait encore frappé.

* Forces protectrices des nations unies

Pour les curieux, vous trouverez la suite sur Wattpad ou Scribay
https://www.wattpad.com/myworks/133458126-device
https://www.scribay.com/text/1880700369/device

 

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